
| Visite du musée |
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Visite du bâtiment administratif
Visite de la tour de brassage Depuis le petit hall d'entrée, le visiteur devra gravir trois étages pour accéder à un ancien local de stockage de malt dans lequel une malterie-brasserie du 18ème siècle a été reconstituée. Cuves de trempe, aire de germination et touraille constituent les éléments principaux de la partie malterie. Cuve-matière et ses fourquets, chaudière, bac refroidisseur, cuves-guilloirs tonneaux et cave d'entonne présentent le lieu de brassage. Plusieurs éléments symboliques (étoile du brasseur, crucifix, bouquets d'orties, pièces métalliques etc.) montrent à quel point le brasseur du 18ème siècle est perçu comme un alchimiste : il a la maîtrise de la levure, substance mystérieuse qui redonne la vie à un liquide plat. On descendra ensuite d'un demi-niveau pour découvrir la pièce, aménagée en tonnellerie, dans laquelle un lot important d'outillage ancien de tonnelier de brasserie est mis en situation. A côté, deux cuves à brasser en fonte, datant du 19ème siècle, sont placées en préfiguration de la future salle à brasser complète de cette époque. Dans la pièce adjacente, ancien laboratoire de la brasserie, des verreries et appareils de laboratoire sont présentés sur les paillasses d'origines. On descend à nouveau pour visiter la chambre à houblon, pièce isolée thermiquement pour favoriser la bonne conservation du houblon alors fourni en grosses balles de toile. La porte isolante est décorée d'un bas relief à l'emblème de la brasserie.
Au même niveau, on accède à la salle de brassage, vaste local largement éclairé de baies vitrées et dont les trois grandes cuves en cuivre occupent la plus grande partie. On admirera la qualité des finition des ces vaisseaux, créés en 1931 par Diebold, entreprise nancéienne qui deviendra Nordon, un des leaders français dans la fabrication de matériel pour l'agroalimentaire. Dans cette même salle, on verra le grand filtre à plaques mis en place en 1997 grâce aux contributions de plusieurs collectivités publiques. Cet appareil, construit à Lunéville dans les années trente, fut en service à la brasserie Adelshoffen jusqu'en 1995 avant d'être offert au Musée. Outre la sauvegarde d'un appareil devenu rare, sa mise en place a permis de rendre à la salle à brasser son équilibre architectural puisqu'il a repris la place du filtre d'origine presque identique dont le démontage, opéré en 1972, avait laissé un grand vide.
A côté, se situe la salle dite du "Baudelot". Ce grand refroidisseur en cuivre qui porte le nom de son inventeur, surprend par ses dimensions et ses galbes harmonieux, voire sensuels. On considère généralement que cette innovation apportée dans la technique du brassage en fait le point de départ de la brasserie moderne (1856). Ce Baudelot n'est pas celui de la brasserie de Saint Nicolas : il a été acquis et installé à la place de son prédécesseur antérieurement détruit. En descendant d'un étage par la seconde cage d'escalier placée symétriquement à l'escalier principal, le visiteur découvre l'envers du décor. Le dessous des cuves est une véritable forêt de tuyaux qui permettent les échanges de liquides entre les trois cuves, l'approvisionnement en eau de brassage ou en eau de lavage chaude ou froide, en vapeur, en air comprimé etc. Les pompes et moteurs complètent le décor pour un faire un lieu très "industriel". Après être passé près de la cuve filtre, on accède à la salle des machines où l'énorme compresseur à froid entraîné par une roue de plus de quatre tonnes impressionne. On comprend, en voyant ces machines, l'importance que revêtait le froid artificiel ; à la fin du 19ème siècle, il a révolutionné la brasserie. Il est ensuite longtemps resté un service de proximité assuré par brasseurs qui distribuaient les pains de glace indispensables au maintien du froid des glacières domestiques et celles des bistrots. Enfin, pour terminer la visite nous accédons à la salle dite des anciennes glacières. Là sont présentés des cuves de fermentations et tanks de garde, du matériel de conditionnement de fûts ou de bouteilles et une charrette de livraison du modèle couramment utilisé par les brasseurs jusqu'en 1939, ainsi que quelques autres outils ou accessoires utiles à la fabrication, au conditionnement ou au transport de la bière La visite terminée, on pourra passer au caveau du bâtiment administratif pour une petite dégustation (18cl) d'une bière spécialement brassée pour le Musée et, peut-être, faire quelques emplettes à la boutique du Musée.
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